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Les additifs pour la peinture à l’huile

Contrairement à ce qu’affirment de nombreux fabricants, les additifs pour la peinture à l’huile ne sont pas «INDISPENSABLES»… ils sont tout simplement utiles en certaines occasions, mais sans intérêt réel le plus souvent. 

Souvent aussi, ces aditifs se montrent nocifs à la qualité du travail en raison d’ajout de liants de stabilité contestable. Il arrive même, en raison de l’ajout de plomb dans les siccatifs par exemple, qu’ils aient des effets franchement dangereux pour l’œuvre réalisée.

Parler d’éléments "indispensables" concernant les additifs constitue plus de la part de ces fabricants d’objectifs commerciaux que d’un soucis de qualité du travail à réaliser : le plus souvent, ces additifs ne font que rendre la peinture plus fluide lors du travail ou accélérer la siccativité… mais à quel prix ! Non seulement ces produits se vendent relativement chers, mais les siccatifs par exemple, n’améliorent en rien la qualité de l’œuvre terminée… lorsqu’ils ne la dénaturent pas ! Que les additifs soient utiles parfois, oui, indispensables : non.

Le champion en la matière, c’est la marque Lefranc & Bourgeois… allant même jusqu’à affirmer, sur certains de ses catalogues, qu’il propose la gamme la plus riche et la plus complète au monde… ceci en toute modestie ! 

Si de nombreux artistes amateurs, voire des professionnels, font effectivement usage massif d’additifs, c’est souvent suite à la publicité qui leur en est faite par les marchands… mais il est très facile de travailler sans additif, la qualité du travail n’en est que meilleure. 

Souvent, leur usage relève plus de la recherche de la facilité dans le travail en cas d’absence de maîtrise de la matière (peinture) que d’une volonté d’améliorer la qualité du travail, en tel cas, l’objectif est rarement atteint. De nombreuses erreurs dues au manque d’informations sont aussi très courantes. Ces additifs sont nombreux, nous allons voir les principaux à présent. 

Les huiles

Chacun sait que les huiles sont d'origine végétale et jouent le rôle de liant pour les pigments.

Il est remarquable de constater que la plupart des huiles regorgent souvent d'un excès d'huile (à volume égal, l'huile est nettement moins chère que les pigments, il est de ce fait très tentant d'en mettre un maximum lors de la fabrication, le prix de revient ne s’en trouve qu’abaissé. Attention donc aux excès !

Les magasin ne manquent pas d’additifs, et parmi eux, les huiles occupent une bonne place.

Ainsi nous est proposé un choix très important, dans toutes les marques, en voici les principales :

L’huile de lin raffinée, comme son nom l’indique, est extraite des graines de lin. Claire et peu acide, elle sèche assez rapidement. Elle permet de fluidifier les couleurs et les rend plus brillantes.

L’huile de lin décolorée est également un liant, mais elle sèche plus vite. Elle est obtenue artificiellement par l’action de certaines terres absorbantes, elle est moins jaunissante.

L’huile de lin polymérisée se caractérise par sa grande viscosité. Elle ne contient aucun oxyde métallique (en théorie…), mais jaunie facilement.

L’huile de lin cuite accélère le durcissement et donne du brillant. Cette huile est souvent utilisée pour la confection des médiums à peindre.

L’huile de lin pressée à froid est une huile d’excellente qualité que l’on retrouve dans les peinture de haut de gamme.

L’huile de lin purifiée et décolorée est la plus claire des huiles de lin, elle ne contient aucun siccatif…

L’huile d’œillette : plus fluide et plus claire que l’huile de lin, elle ne jaunit pas mais sèche plus lentement. Elle donne à la peinture une consistance plus butyreuse (qui a l’aspect du beurre).

L’huile d’œillette clarifiée provient des graines de pavot noir : elle est recommandée pour les couleurs claires, elle jaunit très peu, mais elle est moins siccative. Elle se dilue à l’essence de térétenthine ou à l’essence minérale. 

Je ne conseille pas les ajouts d’huile de lin pour la simple raison que les tubes de peinture en contiennent déjà un maximum. Il ne faut surtout pas perdre de vue que les huiles jaunissent (plus ou moins selon leurs qualités), ce qui constitue un handicap certain à la conservation des œuvres. 

Les médiums

Le mot "médium", employé comme additif de peinture à l’huile, a de quoi surprendre. Ce mot revêt en effet de nombreuses significations :
-En terme familier, c’est un moyen d'accommodement : chercher, trouver un médium dans une affaire.
-En terme de musique, il se dit des sons de la voix qui tiennent le milieu entre le grave et l'aigu. Il se dit aussi de la voix de l'orateur. 
-C’est encore un argument qu'on proposait contre une thèse. Le président en Sorbonne ouvrait la thèse par trois médiums.
-C’est aussi une personne qui prétend servir d'intermédiaire entre ses semblables et les esprits des morts ou autres.
-Ce mot peut revêtir un moyen technique qui sert de support à un média.
-C’est enfin, en terme de peinture, une préparation liquide ou pâteuse à base de résines et d’huiles, que l’on ajoute aux couleurs déjà broyées. C’est dans ce sens qu’il nous intéresse: c’est un additif à la peinture.

Le mot "médium" vient du Latin medium, milieu, de medius.

La réalisation d’une œuvre se déroule à partir de cinq matériaux : un support, des pigments de couleur enrobés dans un liquide (le liant ou le médium) le plus souvent étendu grâce à un autre liquide plus fluide (le diluant ou véhicule) sur un enduit, intermédiaire entre le support et la couche picturale. La variation de l’un d’entre eux, le liant et le diluant surtout, peut entraîner une importante variation dans la technique. 

Ainsi, de très nombreux artistes ont été convaincus, dès leurs débuts, d'une pseudo-impossibilité de superposer assez rapidement plusieurs couches de peinture sans attendre un durcissement des couches inférieures, ce qui exige des mois d’attente. Pour palier à cette pseudo-impossibilité, ils ont fait... et font toujours appel aux médiums !

Il est vrai aussi que les médiums leurs viennent en aide pour réaliser les transparences : noyer la peinture dans un liant les rend en effet plus "transparentes"... Hélas, les liants, aussi performants qu'ils puissent être n'atteindront jamais la stabilité chromatique des pigments, et l'amateur qui achètera la toile en fera les frais en quelques années : selon les excès de liant (car noyer ainsi les pigments est faire un usage excessif de liant), leur magnifique toile se jaunira d'abord, puis virera au brun de plus en plus foncé, ou alors passera par différentes nuances de gris... sans oublier les craquelures, puis les écaillements qui souligneront rapidement ces erreurs techniques.

D'autres peintres enfin cherchent par ce moyen à "liquéfier" leurs peintures pour la travailler plus facilement... Ils ont raison, une peinture plus liquide est plus facile à travailler, mais cette facilité se paient chère par une perte de qualité du travail. Il est beaucoup mieux indiquer d'apprendre sérieusement à maîtriser la peinture par un travail sur soi-même !

Autre argument trompeur souvent avancé par les marchands : les médiums augmenteraient la résistance des pigments ! Or, dans l’ensemble des tests que j’ai réalisés depuis près de 40 ans, aucun n’a jamais corroboré cette affirmation, bien au contraire !

Donc à chacun de faire ses choix, mais pour ma part, je déconseille l’usage de médium… ou alors le plus rarement possible et en très petite quantité. Pour les artistes qui travaille selon la technique impressionniste moderne, l’usage des médiums est totalement inutile, voire vivement déconseillé… ce qui permet en plus d’un accroissement de la qualité technique du travail des économies très substantiels !

Pour simple information, voici les principaux médiums vendus dans le commerce. 

Les médiums à séchage rapide
Ces mediums sont réalisés à base d’huile de lin, d’essence de térébenthine et de diverses matières dites "sèches", mais rarement précisées par les fabricants. Ces médiums se présente sous un aspect liquide et accélère la prise de la peinture. Ces médiums sont dangereux pour la stabilité des couleurs. 

Les médiums retardateur de séchage
Réalisés souvent à base d'huile d'oeillette, ce médium réduit la consistance de la peinture, la rend plus fluide, du fait d’une moindre concentration de pigments ainsi réalisée, la peinture donne l’illusion d’une plus grande transparence, mais attention aux excès, l’altération des pigments et la résistance de la peinture en sont très affectés ! 

Les médiums à peindre
Ce médium est conçu pour suppléer à l'absence de maitrise de l'artiste pour réaliser des "glacis", il permet de mieux accrocher la couche superficielle à la couche précédente (sèche).

Ces médiums sont dits "incolore", "Harlem Duroziez", "JG Vibert", "mat", "XL", "Liquin TM", "Light gel", "Rapid", "Turner", "Universel", "Van Eyck", "Veronnèse", etc., ou portent des numéros"III", "iV", "1", "2", etc. Le choix est très vaste... Le commerce est florissant pour ces produits, et les fabricants ne manquent jamais d'imagination pour les appellations... les uns étant toujours meilleurs que tous les autres...

Ces médiums sont totalement inutiles pour la travail des glacis sur des couches fraiches, comme il est pratiqué selon la technique "impressionniste moderne". 

Les médiums siccatifs
Ces médiums accélèrent les temps de séchage de la peinture à l’huile… mais attention aux excès : la surface de la peinture prend facilement l’aspect d’une peau d’orange. Il est vivement conseiller de ne pas utiliser de siccatifs : le séchage n’est qu’illusoire, entendu qu’il convient d’attendre des mois, voire des année pour une oxydation totale d’une peinture à l’huile. 

Baume du Canada
Cette substance, résine produite par le sapin baumier (ou Abies balsamea), improprement appelée baume, est en réalité une térébenthine visqueuse dont la teinte jaune pâle fonce avec le temps, tandis que sa consistance devient de plus en plus grande.

En microscopie, le baume du Canada était utilisé, en raison de sa transparence sous faible épaisseur, de son inertie chimique et de sa plasticité, comme conservateur des coupes histologiques et des coupes végétales. Son usage est aujourd’hui abandonné au profit de préparations synthétiques qui sèchent plus vite et ne jaunissent pas.
En optique, il est utilisé pour le collage des lentilles, car il est transparent dans un large domaine spectral et, grâce à sa plasticité, il n’introduit aucune tension dans les verres. 

Les oléorésines

Les oléorésines sont des mélanges variés d’essences (ou huiles essentielles) et de résines, de consistance molle ou semi-liquide, partiellement volatils et entraînables par la vapeur d’eau.

Leur constitution, très variable, correspond à celle des essences et des résines. On y trouve notamment des alcools, des acides et des aldéhydes aromatiques, des esters et de nombreuses substances terpéniques.

Il faut y rattacher les baumes, oléorésines riches en acides et esters benzoïques et cinnamiques, par définition, et les gommes-résines (ou gommo-oléorésines) constituées en partie de substances polyosidiques. 

La térébenthine de Bordeaux
Les oléorésines sont, en majorité, produites par des arbres ou des arbustes de la famille des térébinthacées, mais la principale, la térébenthine de Bordeaux, est en fait fournie par des cellules localisées le long de canaux sécréteurs situés dans l’écorce et dans la moelle d’un conifère, le pin maritime (Pinus pinaster Sol.). Sa récolte se fait par incision latérale de l’écorce (appelée gemmage) ; la térébenthine recueillie contient 20% d’essence, 70% de résine proprement dite et 10 % d’eau contenant diverses substances en solution. Par entraînement à la vapeur d’eau, il est possible de séparer l’essence de térébenthine, constituée essentiellement de carbures terpéniques volatils (pinènes), et la colophane, correspondant à la résine partiellement transformée par la chaleur. Si la colophane est prescrite en médecine vétérinaire pour son action vésicante elle est aussi utilisée dans l’industrie pour la préparation des peintures, des vernis, des encres d’imprimerie, des savons, par exemple. 

Pour sortir des produits « classiques » utilisés par de nombreux artistes, il existe aussi des produits moins connus utilisés, un peu comme des « bottes secrètes » par certains artistes, qui cherchent à se singulariser avec plus ou moins de succès. Ce sont leurs mélanges que les « initiés » appellent de « jus » en voici quelques-uns… mais je ne garantis pas les résultats, entendu que je ne les ais jamais utilisés.

L’oléorésine du baumier du Canada
L’oléorésine du baumier du Canada (Abies balsamea Mill.), liquide jaune pâle se durcissant à l’air, constitue le baume du Canada qui permet le montage des préparations microscopiques et le collage des lentilles optiques. 

La fougère mâle
La fougère mâle (Dryopteris filix-mas (L.) Schott) fournit une oléorésine dont on extrait des poils sécréteurs par l’éther : on obtient une substance brune, visqueuse, formée de polyphénols complexes ; en thérapeutique humaine, c’est un parasiticide peu toxique, du moins lorsqu’on ne le laisse pas franchir la barrière intestinale par ingestion simultanée d’alcool ou de lipides.

Les boswellias
Parmi les térébinthacées, certains Boswellias (petit arbre de la péninsule arabique et de la Corne de l’Afrique) fournissent, par incision de l’écorce, un mélange d’oléorésine et de gomme, l’encens (ou oliban), suc blanchâtre dégageant une odeur agréable en brûlant.  

La myrrhe
La myrrhe provient de l’exsudation d’arbres appartenant au genre Commiphora : après dessiccation, on obtient une gommo-oléorésine formant des masses rougeâtres, cassantes, à propriétés excitantes et emménagogues, qui est réputée comme l’un des constituants de l’huile sainte de la Bible.

Les pistachiers
Les pistachiers sont des plantes dioïques à fleurs sans pétales, arbustives (Pistacia lentiscus, le lentisque du maquis méditerranéen) ou arborescents (Pistacia, le bétoum, de l’Atlas et des régions subdésertiques d’Afrique du Nord) ; le Pistaciaproduit des drupes dont les graines aromatiques (pistaches) sont comestibles ; on extrait la térébenthine (térébenthine de Chio) du Pistacia.

Les siccatifs

Les siccatifs sont aussi variés qu'il existe de marques et de caractéristiques dans les mêmes marques. En dépit de nom identique, leur compositions diffèrent d’une marque à l'autre. Voici quelques exemples :

De nombreux siccatifs sont réalisés à base de cobalt, lorsqu'ils sont de bonne qualité, mais leur siccativité, si elle est assez fiable, est faible. Avec ce produit, il ne faut surtout pas dépasser 1% du volume total du mélange, soit très peu.

Le siccatif de Courtrai stimule l'huile du liant à prendre plus d'oxygène, accélérant ainsi sa siccativité ! Mais attention aux excès... Il est réalisé avec un composé d'octoate de zirconium et de cobalt. Son action se fait à l'intérieur et en surface de la couche de peinture.

Le siccatif flamand est plus un médium à peindre. Réalisé avec une gomme copal de Madagascar, il est dur. Comme il est coloré, il faut l'éviter dans les couleurs clairs… sans oublier que sa dureté rend les peinture plus fragile : la couche de peinture est plus cassante, elle manque de souplesse. 

Attention : Il n'est pas rare, bien que la législation française l'interdise, de trouver du plombs dans les siccatifs, surtout dans les produits en provenance de l'étranger !

Ne perdez jamais de vu que les siccatifs sont totalement inutiles et dangereux pour la stabilité de votre travail. Une toile ne manque jamais de temps pour s'oxyder (sécher) : le risque de voir vos couleurs s'assombrir rapidement est ainsi évité (voir les tableaux anciens, certains sont pratiquement noir... du simple fait de l'action chimique des siccatifs sur les pigments (voir les toile de Gustave Courbet, par exemple, sur beaucoup d'entre-elles, ses motifs ont complètement disparus, les reproductions qui en avaient été faites sont en meilleur état). 

Deux sortes de vernis à retoucher
Les vernis à retoucher sont utilisés pour retoucher une peinture ou comme vernis temporaire pour protéger la peinture de la poussière ou des griffures lors d'un transport, alors que la toile n'est suffisamment sèche, il ne ralentit presque pas le processus d'oxydation de la peinture. Il existe deux principales sortes de vernis à retoucher :

Vernis à retoucher à base de gomme de Damar : C'est un vernis léger, souvent à base de gomme de Damar. Il sèche rapidement.

Il sert essentiellement à reprendre un travail sur une toile sèche en favorisant l'accrochage d'une nouvelle couche, à raviver les couleurs (en absorbant la pellicule d'oxyde de la surface de la peinture), ou à corriger les embus. Il se dilue à l’essence de térébenthine ou de pétrole.

Vernis à retoucher à l’alcool : Nous trouvons aussi des vernis à retoucher à l’alcool, plus liquide que les vernis à base de gomme de Damar, son usage est comparable au précédent mais il exige aussi un travail assez rapide.

Ce vernis n’offre aucun intérêt pour la technique impressionniste moderne, étant donné que l’ensemble du travail s’effectue sur des couches de peintures encore fraîches.

Les vernis de finition
Les vernis de finition sont très nombreux, leur aspect final va du mat au plus brillant, ils se présentent en flacons ou en aérosol (très déconseillés).

Ces vernis sont utilisés en couches finales pour protéger la peinture des éléments extérieurs (pollution, griffures, etc.) mais aussi pour conserver à la peinture un maximum d'éclat. Chaque vernis final possède des propriétés qui lui sont propres (mat, satiné, brillant, etc.). Ce vernis est indispensable pour conserver une peinture de qualité, mais attention, il est impératif d'attendre au minimum de 6 mois à un an, pour les techniques de peinture "classiques", et de un à deux ans pour la technique impressionniste-moderne, en raison de l'épaisseur de son ensemble de couches (7 à 20 couches, donc une épaisseur plus importante qui demande plus de temps à s'oxyder à l'intérieur).

Il convient donc d'attacher un soin particulier au vernissage final : 
* 	Dans un premier temps, bien nettoyer la toile à l'eau claire, ou, si les poussières sont trop incrustées, avec un peu de white spirit, mais très rapidement, sans insister outre mesure pour ne pas abimer la couche supérieure de peinture. Laisser bien sécher, au soleil de préférence. La température idéale de vernissage, selon les vernis, se situe entre 20 et 25° C.
* 	Une fois la peinture bien sèche et sans poussière, passer une première couche de vernis, la plus fine possible, avec un spalter adapter au format de la toile, en travaillant en "traits croisés" et en veillant à bien enduite la totalité de la toile, sans laisser aucune partie de la toile sans vernis.
* 	Laisser sécher le vernis 24 à 48 heures.
* 	Reprendre le vernissage en appliquant une seconde couche de vernis, de la même manière que la précédente (mais surtout sans utiliser de white spirite, pour ne pas diluer la couche précédente)
* 	Laisser sécher à l'abri de la poussière pendant 24 heures avant de considérer le vernissage comme terminé.

Attention : C’est dans le domaine des vernis que nous trouvons sans doute le plus de publicités mensongères, il convient d’être des plus vigilants et des plus exigeants, un mauvais vernis peut détruire les plus belles qualités de votre travail et ne lui apporter qu’une protection illusoire.

Je laisse volontairement de côté les vernis en aérosol (dits aussi aerospray) qui, en dépit de leur facilité d’utilisation, sont loin d’égaler ceux en bouteille.

Toutes les marques proposent plusieurs sortes de vernis de finition, mais très rares sont celles qui ont la délicatesse de préciser la nature des résines employées… des "secrets de fabrication" qui laissent souvent les artistes dans l’ignorance, lui réservant parfois des surprises très désagrables.

Vernis mats : Ces vernis de finition contiennent généralement de la cire, ce qui les pousse à une tendance à jaunir avec le temps.

Vernis brillants : Très souvent réalisés à base de résines artificielles (comme la résine acrylique de térébenthine, par exemple), ces vernis offrent un finit brillant qui ne jaunit pratiquement pas dans le temps. Comme la plupart des vernis, ils se diluent à l'essence de térébenthine.

Vernis Dammar brillant : à base de résine Dammar, excellent vernis… mais jauni légèrement avec le temps.

Vernis cristal mastic : réalisé avec la résine mastic, originaire de Grèce. Sa siccativité est franche, mais il brunit avec le temps. Très résistant, il est aussi très brillant.

Vernis anti-UV : Ce vernis offrirait, d’après son fabricant, la particularité de protéger la peinture des rayons ultra-violets… Hélas, cette protection semble plus théorique que réelle ! 
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Rien n’est plus beau que la nature et la peinture l’immortalise… parfois !

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Additifs pour peinture

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